04 août 2005
1/a- Les méthodes afin d’obtenir l’enfant souhaité
Pour des
raisons économiques, religieuses, ou simplement par inquiétude, les couples
désireux d’avoir un enfant avaient recours, lors de la fécondation, à des rites
permettant d’en choisir le sexe.
Lorsque la
femme était enceinte, les doutes sur le sexe de l’enfant subsistaient, mais de
nombreuses croyances populaires apportaient des solutions à cette
interrogation. La question du sexe étant plus ou moins résolues, les
inquiétudes se posaient sur la beauté de l’enfant à venir. De nombreux rites
étaient connus pour obtenir de beaux enfants. Il était conseillé, par exemple,
à la mère de boire de l’eau de vie afin d’avoir un “mer scheni Kind”.
1/b- Mythes et traditions liés à la fécondité
De
nombreux lieux alsaciens étaient reconnus pour leur vertu fécondatrice. Les
rochers notamment, comme celui de la Grande Lise près de Niederbronn,
sont des lieux de cultes et d’offrandes. Les femmes stériles, ainsi que
certains hommes, buvaient l’eau de certaines sources dans l’espoir d’être
fécond. L’utilisation de figurines métalliques ( les ex-votos ), ainsi que les
pèlerinages chez des saints particuliers, étaient aussi employés par les femmes
désireuses d’avoir un enfant. Bien évidemment, chaque recoin de l’Alsace avait
son propre lieu de culte, dont certains remontent à la préhistoire.
1/c- Grossesse: Interdits, obligations et “idées reçues”
La femme
enceinte, ou en période menstruelle, était considérée comme impure et faisait
donc l’objet de nombreux interdits, par exemple, être en contact de près ou de
loin avec la mort ( humaine
et animale ) ou avec la sorcellerie. Tout interdit non respecté devait apparaître en défaut physique chez l’enfant. La femme enceinte était malgré
tout très respectée. Il lui était même toléré de voler pour se nourrir, elle et
son enfant. Elle avait également de nombreux privilèges dans la commune et
était même exonérée des taxes durant sa grossesse.
On ne pouvait lui refuser aucune envie de nourriture car, selon les
croyances populaires, une faim non exaucée apparaissait alors chez l’enfant
sous forme d’un nævus.