04 août 2005
3/a- La reconnaissance du père
Cet acte de reconnaissance du père symbolisait l’acte de reconnaissance
social de l’enfant.
L’importance de cette reconnaissance remonte à
l’Antiquité romaine, où l’enfant d’un père n’était reconnu comme sien que si le
père le souhaitait. Un enfant non reconnu par le père portait alors le nom de
sa mère.
Une légende celtique racontait même que le père qui
doutait de sa paternité, posait le bébé sur un bouclier déposé sur le Rhin. Si
l’enfant était légitime, le bouclier devait flotter, sinon… les flots
s’occupaient de l’enfant illégitime.
En Alsace, cet acte
se déroulait juste après la naissance, et généralement ainsi :
La sage-femme, après l’accouchement, posait le
nourrisson par terre ; le père devait alors le ramasser et le remettre à
la sage-femme, afin qu’elle puisse le nettoyer et l’emmailloter dans un linge,
faisant ainsi acte de reconnaissance.
Le rôle de la sage-femme prenait alors tout son sens,
car son nom germanique, die Hebamme, signifie « la nourrice qui
rend l’enfant à son géniteur » ( Heb= soulever ; Amme=
grand-mère, vieille femme, nourrice ).
Après
cette reconnaissance du père, la sage-femme et la famille devaient s’occuper de
la mère et de son enfant.
