Cet acte de reconnaissance du père symbolisait l’acte de reconnaissance social de l’enfant.

reconnaissance_p_re

L’importance de cette reconnaissance remonte à l’Antiquité romaine, où l’enfant d’un père n’était reconnu comme sien que si le père le souhaitait. Un enfant non reconnu par le père portait alors le nom de sa mère.

Une légende celtique racontait même que le père qui doutait de sa paternité, posait le bébé sur un bouclier déposé sur le Rhin. Si l’enfant était légitime, le bouclier devait flotter, sinon… les flots s’occupaient de l’enfant illégitime.

En Alsace, cet acte se déroulait juste après la naissance, et généralement ainsi :

La sage-femme, après l’accouchement, posait le nourrisson par terre ; le père devait alors le ramasser et le remettre à la sage-femme, afin qu’elle puisse le nettoyer et l’emmailloter dans un linge, faisant ainsi acte de reconnaissance.

 

Le rôle de la sage-femme prenait alors tout son sens, car son nom germanique, die Hebamme, signifie « la nourrice qui rend l’enfant à son géniteur » ( Heb= soulever ; Amme= grand-mère, vieille femme, nourrice ).

Après cette reconnaissance du père, la sage-femme et la famille devaient s’occuper de la mère et de son enfant.

>>  haut de page