Le choix du prénom de l’enfant était très important, car l’on pensait que cela influait sur le caractère futur de l’enfant. De plus, son prénom l’inscrivait dans la société comme individu caractérisé de ses appartenances religieuses et sociales.

 

Par obligation du Concile de Trente ( 1545-1563 ), les catholiques devaient donner comme premier prénom celui du saint du jour de la naissance. Les autres prénoms étaient ceux du parrain et de la marraine, ou d’un ancêtre que l’on souhaite honorer.

L’aîné d’une famille portait le prénom de ses parents. Cette pratique, appelée Hofname, permettait d’indiquer le favoritisme du fils aîné par rapport à l’héritage du Hof, patrimoine familial comprenant la ferme et la majorité des terres.

Jusqu’au début XXème siècle, les prénoms bibliques étaient fréquents, ce qui peut s’expliquer par la réglementation du Concile de Trente. Les trois plus courants étaient Jean ( Johannes ), Joseph ( Sep ) et Marie ( Maria, Marickel ) pour les filles.

Il ne faut pas oublier que nombres de ces prénoms étaient remplacés dans la vie courante par des diminutifs, qui pouvaient par ailleurs figurer sur les registres de baptême. En voici quelques exemples :

Caroline…………Karlinele   

Frédéric…….……Fritz

Marguerite……....…Gretel  

Catherine…..…….Kätel

Jean……..….…..Hans  

Albert..................Bäri

Le prénom était considéré comme un bien que l’on se transmettait comme un héritage de nos aïeuls, provenant de plusieurs générations en amont.

 

Une naissance réussie devait être signalée. Les parents, fières, offraient à l’enfant un cadeau « immortel », l’un des seuls cadeaux qui lui appartiendra vraiment : un arbre, l’arbre commémoratif qui accompagnera l’enfant durant toute sa vie.

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